WASHINGTON/BRUXELLES, 25 février (Reuters) - Les Etats-Unis et l'Union européenne ont décidé de ne pas bloquer pour l'heure l'accès de la Russie au réseau interbancaire SWIFT dans le cadre de leurs sanctions pour l'invasion lancée contre l'Ukraine, mais ils pourraient modifier leur position, a déclaré jeudi le président américain Joe Biden.
A la question de savoir pourquoi une telle mesure n'avait pas été prise contre Moscou, le chef de la Maison blanche a déclaré à des journalistes que les sanctions imposées cette semaine contre des banques russes avaient un impact supérieur à une exclusion de la Russie du réseau SWIFT.
Il a ajouté que d'autres pays ne sont pas parvenus pour le moment à convenir de prendre cette mesure supplémentaire.
"C'est toujours une option", a dit Joe Biden. "Mais pour le moment, ce n'est pas la position que le reste de l'Europe souhaite prendre".
Reuters avait appris auparavant de sources européennes qu'il était peu probable que l'UE bloque l'accès de la Russie au réseau interbancaire SWIFT dans le cadre de nouvelles sanctions préparées en réponse à l'offensive lancée contre l'Ukraine.
Le chancelier allemand Olaf Scholz a fait savoir que Berlin s'opposait pour le moment à couper la Russie du réseau SWIFT, tout en indiquant qu'une telle mesure pourrait être décidée ultérieurement. L'Allemagne est un partenaire commercial important de la Russie.
"Il est très important que nous nous accordions sur les mesures qui ont été préparées - et laisser le reste dans l'hypothèse d'une situation qui nécessiterait d'aller au-delà", a-t-il déclaré à des journalistes l'interrogeant sur le SWIFT à son arrivée à Bruxelles pour un sommet extraordinaire de l'UE.
Couper la Russie du réseau SWIFT affecterait sévèrement les banques russes mais aurait aussi des répercussions sur les transactions depuis la Russie et, donc, sur les créanciers européens. Sans compter que la Russie a développé un système alternatif.
(Reportage Jan Strupczewski, Gabriela Baczynska, John Chalmers, Robin Emmot à Bruxelles, Steve Holland, Andrea Shalal, Nandita Bose à Washington; version française Myriam Rivet et Jean Terzian)

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